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La voix de l’information

Le mot information est parfois utilisé pour théoriser des choses pratiques relevant en réalité de la perception : un individu a faim parce que son estomac l’a informé de son besoin. La chaleur d’une flamme l’informe du risque de brûlure. Il est informé de la visite prochaine d’un ami. L’information peut être parlée ou écrite et consiste à « savoir ce qui se passe », qu’il s’agisse de l’état du monde ou dans la vie d’un interlocuteur, ce qu’on n’a ni vu, ni entendu directement.

Pendant des siècles, la rareté de l’information et la difficulté de sa transmission étaient telles « que l’on croyait de bonne foi que l’information créait de la communication », explique le chercheur Dominique Wolton3.

Inversement, dans un message reliant deux êtres humains, l’information du message n’est qu’une toute petite partie de la communication (manque le contexte, le langage corporel…), d’où la fréquence des malentendus4, selon Irène Lautier, directrice de la Faculté des Sciences du sport de l’Université Lille II.

Selon Dominique Wolton, le mot « information » est « d’abord lié à une revendication politique : la liberté d’information comme condition de la démocratie et le complément de la liberté de conscience », puis « le symbole de la presse » et du « droit de savoir ce qu’il se passe », avant d’être repris dans l’informatique, pour parler de « système d’information »note 1 d’une entreprise. Le développement d’Internet a multiplié les communications sous forme de blogs et de courrier électronique, riches en commentaires, où la part d’information est dès le départ modeste et plus faible (moins concentrée) que dans les « systèmes d’information » des entreprises.

Une définition pratique et efficace (dans le domaine des systèmes d’information par exemple), est de définir l’information comme étant une « connaissance pouvant avoir un effet » (dérivé du modèle de Shannon et Weaver cas 3 : les problèmes « influents »).

Cette connaissance doit être portée par un support et mise en présence d’une entité (un être humain ou un dispositif) et que cette entité fasse quelque chose à partir de cette information.

On a donc : connaissance, support, communication, entité, action. On sait travailler sur les aspects support et communication depuis Shannon, l’identification de la connaissance peut-être caractérisée par le couple (entité, action).

Exemple du bulletin météo : l’information « bulletin météo » sur la côte normande devra d’abord être créé (par Météo France par exemple) ensuite communiquée à un média (la radio…) qui va diffuser ce bulletin à un moment donné de la journée. Ce bulletin sera diffusé au hasard de la zone de réception de cette radio, on comprend bien que l’audition de ce bulletin entraînera une action, action qui sera différente suivant que l’auditeur habite la Normandie ou la Provence, qu’il est citadin ou agriculteur…

Une information n’existe en pratique que par l’action qu’elle va susciter. Cette vision de l’information se rapproche de la théorie de la décision,

Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. Le cerveau traiterait environ 400 milliards de bits d’informations par seconde. Cependant, seuls 2 000 de ces bits de données parviendraient à la conscience »[1].. Mais de quelles informations s’agit-il ? Internet n’est qu’un véhicule pour transporter des informations, voici l’occasion de revenir à l’essentiel, au cœur de la société de l’information, en s’inspirant des idées de Richard Stallman dans sa révolution du logiciel libre »[2].

« Au commencement était le Verbe », dit un texte sacré. Verbe au sens information, créatrice d’idées, de motivations. Dans la société contemporaine, l’information peut s’avérer porteuse de richesses (sociales, économiques, culturelle…) plus que la matière elle-même sur laquelle est permet d’agir. Il en existe différents types, qu’étonnamment personne n’apprend à l’école, alors que c’est un des prérequis pour comprendre la société de l’information.

L’information la plus basique est la donnée. Dans le monde numérique actuel, le mode 0 ou 1, par exemple, si on considère que les données numériques sont binaires (ouvert fermé, 1 et 0). Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Elles sont alors des clés pour agir. Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture.

La culture peut être définie comme un « répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens, à un certain moment, dans un certain contexte »[3]. Il y a donc de multiples cultures, et l’expression culture va bien au-delà de la seule création artistique. La culture culinaire, par exemple, est un vaste répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens liés à leurs besoins alimentaires. Tout au long de l’histoire, l’agriculture, l’architecture ou encore l’éducation ont été pratiquées très différemment selon nos problèmes et passions du moment.

Traversant ainsi les époques, les cultures s’inspirent les unes les autres, pour former des civilisations. Une civilisation est donc un ensemble de codes culturels, de manières de faire, d’arts de vivre, qui évoluent au gré des problèmes et des passions des gens. La civilisation d’Égypte ancienne, la civilisation coloniale ou la civilisation industrielle sont trois exemples de civilisations bien différentes.Par extension, on peut aussi parler de civilisations intra-terrestres non-humaines, comme les civilisations fourmis et termites, avec leurs villes, agricultures et élevages, guerres de territoires, enjeux politiques et démographiques.

Enfin, prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent et se fondent toutes dans le monde des idées, de la connaissance. Toutes les civilisations ont les mêmes défis pour réussir à échanger des biens et services, à se déplacer, à rester en vie, et elles ont toutes besoin d’accéder à des bases de données très diversifiées de connaissances. Un des termes pour parler de ce patrimoine d’informations partagées, c’est la noosphère »[4]., la sphère des idées. Elle complète la biosphère, sphère du vivant (végétaux et animaux).

 

Reconnaître une source d’information crédible

Plusieurs sources d’information existent en matière de santé : sites Internet, émissions télévisées, magazines, médias d’information, médias sociaux tels que Facebook, etc.

Toutefois, les sources d’information crédibles sont parfois noyées parmi des sources qui ne s’appuient sur aucune base scientifique reconnue et qui peuvent même contenir de l’information trompeuse.

Il est possible de trouver des informations fiables sur les problèmes de santé, les conseils de prévention ainsi que sur la vaccination. Tout d’abord, vous devez savoir qu’une source d’information fiable :

Voici quelques questions à vous poser pour savoir si une source d’information est fiable :

La communication est le fait d’établir une relation avec une autre personne ou un autre groupe en lui transmettant un message. L’émetteur (celui qui envoie le message) peut donc communiquer avec un ou plusieurs récepteurs (celui qui reçoit le message). Lorsque le récepteur est seul, on parle de communication interpersonnelle. Lorsque la communication doit atteindre plusieurs récepteurs, on parle alors de communication de groupe ou de communication de masse. Si les récepteurs sont multiples dans ces deux types de communication, il existe tout de même une différence fondamentale. En effet, la communication de masse vise à toucher un maximum de personnes alors que la communication de groupe, elle, est davantage ciblée, selon l’âge, les besoins, l’expérience, les attentes, etc. des récepteurs.

La communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est celle qui met en relation deux personnes. Cette forme de communication se construit à partir des échanges entre ces deux individus. Une conversation entre deux amis dans un restaurant ou un appel téléphonique entre deux collègues sont des exemples types de communication interpersonnelle. Vos capacités de communication interpersonnelle constituent donc la base des relations privées et professionnelles.

La communication interpersonnelle repose sur six éléments principaux :

un émetteur : qui entame la communication ;

un récepteur : qui reçoit le message de l’émetteur ;

un canal de communication : écrit, verbal ou électronique ;

le codage : conversion par l’émetteur de sa pensée en langage ;

le décodage : conversion par le récepteur du langage en pensée ;

la rétroaction : la réponse du récepteur.

Lorsqu’il s’agit de communication interpersonnelle, il est difficile de ne pas évoquer Paul Watzlawick et l’École de Palo Alto, véritables références en la matière. Ce courant de pensée a en effet tenté de schématiser ce type de communication autour de cinq vérités. Elles permettent de comprendre le réel impact que peut avoir un message sur un interlocuteur.

1 – On ne peut pas ne pas communiquer

La communication n’est pas uniquement verbale. Le comportement du corps humain, ses gestes, ses mimiques, sa posture font partie du langage non verbal et permettent eux aussi d’envoyer un message. Même les silences peuvent être interprétés par le récepteur. Selon l’École de Palo Alto, puisqu’il n’est pas possible de ne pas avoir de comportement, il est impossible de ne pas communiquer. Tout message, qu’il soit verbal ou comportemental, est une communication.

2 – Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation

Pour l’École de Palo Alto, l’information est le contenu de la communication tandis que la relation est la manière dont on doit entendre la communication. Toute interaction suppose un engagement et définit par la suite une relation. Cette relation peut être saine (le message est une priorité) ou perturbée (cette relation pose problème et parasite le contenu qui finit par perdre toute importance).

3 – La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires

Dans une communication interpersonnelle, chacun des individus ponctue le message à sa façon. Le problème en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou d’initiative. Dans la vie de tous les jours, on distingue par exemple les leaders des suiveurs. La relation est différente selon que l’interaction soit leader-leader, leader-suiveur ou suiveur-suiveur. Les échanges ne sont pas ponctués de la même façon selon la relation.

4 – La communication est simultanément digitale et analogique

Il existe deux modes de communication :

Digital : il utilise le verbal. Chaque chose possède son mot, en prenant compte des nuances nécessaires. Cette communication est précise et structurée.

Analogique : il utilise le comportement, les images, les sons, etc. Elle est plus subjective et moins précise que la communication digitale.

5 – Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon qu’il se fonde sur l’égalité ou la différence

La relation symétrique se définit par une parité entre les deux interlocuteurs. La relation complémentaire, au contraire, admet une différence entre les deux interlocuteurs. Cette différence peut être de plusieurs natures (âge, sexe, statut social, hiérarchie). Dans ce type de relation, les échanges reposent sur le fait que chacun admet la position de l’autre.

La communication de groupe

La communication de groupe se distingue de l’interpersonnelle car elle s’adresse à un ensemble plus large de récepteurs. Mais contrairement à la communication de masse, elle intègre une notion fondamentale de ciblage de ses récepteurs.

Elle s’est particulièrement développée avec la société de consommation d’après-guerre. La publicité est devenue, au fil des années, un exemple type de communication de groupe. D’abord destinée à atteindre le plus grand nombre de clients possibles, la publicité a ensuite commencé à cibler des groupes d’individus. Le discours d’un entraîneur avant le début d’un match ou la prise de parole devant une assemblée font également partie de la communication de groupe.

Contrairement à celle de masse, la communication de groupe permet la rétroaction, même si elle n’est pas automatique. Il s’agit également d’une communication efficace puisqu’elle concerne un public ciblé et donc théoriquement réceptif au message.

La communication de masse

La communication de masse vise la transmission d’une information à un plus large public possible. Contrairement à la communication de groupe, les récepteurs n’ont pas été ciblés, l’objectif étant d’atteindre un maximum de personnes. Elle regroupe un ensemble de médias – appelés mass-media – capables de toucher ce très large public (télévision, radio, internet, envois postaux). Une communication importante de sécurité publique diffusée à la télévision ou une publicité non ciblée font partie de la communication de masse. Il s’agit d’une communication unidirectionnelle puisque la rétroaction est nulle, voire très faible. La télévision interactive et les jeux radios ne permettent en effet qu’une légère rétroaction.

Aujourd’hui, l’approche de la communication de masse semble trouver ses limites dans de nombreux cas. La plupart des entreprises ne peuvent, en effet, plus se contenter de faire de la communication de masse traditionnelle qui ne suit qu’un seul axe de communication pour tous. Face à la concurrence, elles doivent répondre aux attentes d’un public qui souhaite davantage de personnalisation. De plus en plus, la communication de masse tend vers celle de groupe. Illustration de cette tendance : la spécialisation de la presse afin d’attirer un lectorat ciblé. La télévision, elle aussi, s’est transformée ces dernières années avec une multiplication de chaînes thématiques et la diffusion de programmes ciblant un public précis.

La communication est le fait d’établir une relation avec une autre personne ou un autre groupe en lui transmettant un message. L’émetteur (celui qui envoie le message) peut donc communiquer avec un ou plusieurs récepteurs (celui qui reçoit le message). Lorsque le récepteur est seul, on parle de communication interpersonnelle. Lorsque la communication doit atteindre plusieurs récepteurs, on parle alors de communication de groupe ou de communication de masse. Si les récepteurs sont multiples dans ces deux types de communication, il existe tout de même une différence fondamentale. En effet, la communication de masse vise à toucher un maximum de personnes alors que la communication de groupe, elle, est davantage ciblée, selon l’âge, les besoins, l’expérience, les attentes, etc. des récepteurs.

La communication interpersonnelle

La communication interpersonnelle est celle qui met en relation deux personnes. Cette forme de communication se construit à partir des échanges entre ces deux individus. Une conversation entre deux amis dans un restaurant ou un appel téléphonique entre deux collègues sont des exemples types de communication interpersonnelle. Vos capacités de communication interpersonnelle constituent donc la base des relations privées et professionnelles.

La communication interpersonnelle repose sur six éléments principaux :

Lorsqu’il s’agit de communication interpersonnelle, il est difficile de ne pas évoquer Paul Watzlawick et l’École de Palo Alto, véritables références en la matière. Ce courant de pensée a en effet tenté de schématiser ce type de communication autour de cinq vérités. Elles permettent de comprendre le réel impact que peut avoir un message sur un interlocuteur.

1 – On ne peut pas ne pas communiquer

La communication n’est pas uniquement verbale. Le comportement du corps humain, ses gestes, ses mimiques, sa posture font partie du langage non verbal et permettent eux aussi d’envoyer un message. Même les silences peuvent être interprétés par le récepteur. Selon l’École de Palo Alto, puisqu’il n’est pas possible de ne pas avoir de comportement, il est impossible de ne pas communiquer. Tout message, qu’il soit verbal ou comportemental, est une communication.

2 – Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation

Pour l’École de Palo Alto, l’information est le contenu de la communication tandis que la relation est la manière dont on doit entendre la communication. Toute interaction suppose un engagement et définit par la suite une relation. Cette relation peut être saine (le message est une priorité) ou perturbée (cette relation pose problème et parasite le contenu qui finit par perdre toute importance).

3 – La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires

Dans une communication interpersonnelle, chacun des individus ponctue le message à sa façon. Le problème en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou d’initiative. Dans la vie de tous les jours, on distingue par exemple les leaders des suiveurs. La relation est différente selon que l’interaction soit leader-leader, leader-suiveur ou suiveur-suiveur. Les échanges ne sont pas ponctués de la même façon selon la relation.

4 – La communication est simultanément digitale et analogique

Il existe deux modes de communication :

5 – Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon qu’il se fonde sur l’égalité ou la différence

La relation symétrique se définit par une parité entre les deux interlocuteurs. La relation complémentaire, au contraire, admet une différence entre les deux interlocuteurs. Cette différence peut être de plusieurs natures (âge, sexe, statut social, hiérarchie). Dans ce type de relation, les échanges reposent sur le fait que chacun admet la position de l’autre.

La communication de groupe

La communication de groupe se distingue de l’interpersonnelle car elle s’adresse à un ensemble plus large de récepteurs. Mais contrairement à la communication de masse, elle intègre une notion fondamentale de ciblage de ses récepteurs.

Elle s’est particulièrement développée avec la société de consommation d’après-guerre. La publicité est devenue, au fil des années, un exemple type de communication de groupe. D’abord destinée à atteindre le plus grand nombre de clients possibles, la publicité a ensuite commencé à cibler des groupes d’individus. Le discours d’un entraîneur avant le début d’un match ou la prise de parole devant une assemblée font également partie de la communication de groupe.

Contrairement à celle de masse, la communication de groupe permet la rétroaction, même si elle n’est pas automatique. Il s’agit également d’une communication efficace puisqu’elle concerne un public ciblé et donc théoriquement réceptif au message.

 

La communication de masse

La communication de masse vise la transmission d’une information à un plus large public possible. Contrairement à la communication de groupe, les récepteurs n’ont pas été ciblés, l’objectif étant d’atteindre un maximum de personnes. Elle regroupe un ensemble de médias – appelés mass-media – capables de toucher ce très large public (télévision, radio, internet, envois postaux). Une communication importante de sécurité publique diffusée à la télévision ou une publicité non ciblée font partie de la communication de masse. Il s’agit d’une communication unidirectionnelle puisque la rétroaction est nulle, voire très faible. La télévision interactive et les jeux radios ne permettent en effet qu’une légère rétroaction.

Aujourd’hui, l’approche de la communication de masse semble trouver ses limites dans de nombreux cas. La plupart des entreprises ne peuvent, en effet, plus se contenter de faire de la communication de masse traditionnelle qui ne suit qu’un seul axe de communication pour tous. Face à la concurrence, elles doivent répondre aux attentes d’un public qui souhaite davantage de personnalisation. De plus en plus, la communication de masse tend vers celle de groupe. Illustration de cette tendance : la spécialisation de la presse afin d’attirer un lectorat ciblé. La télévision, elle aussi, s’est transformée ces dernières années avec une multiplication de chaînes thématiques et la diffusion de programmes ciblant un public précis.

 

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